L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en collaboration avec le Réseau africain de Merlot (Merlot Africa Network) ont ouvert, mardi à Dakar au Sénégal, un atelier ouest-africain sur les Ressources éducatives libres (REL).

Cet atelier, qui se poursuit jusqu’au 5 mars et dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur de Cabinet du ministre sénégalais de l’Enseignement secondaire, des Centres universitaires régionaux (CUR) et des Universités, Joseph Pierre Ndiaye, réunit une soixantaine de participants, issus de 9 pays d’Afrique de l’Ouest, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Togo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Selon ses organisateurs, la rencontre a pour objectifs de couvrir les champs tant politiques que pratiques et de plancher sur trois axes principaux que sont la sensibilisation, la mise en pratique et l’élaboration d’une charte commune permettant la formalisation et la classification des ressources produites“.

A l’ouverture de cet atelier, qui est le premier du genre en Afrique de l’Ouest, la directrice du BREDA, Ann Therese Ndong-Jatta a rappelé que le développement des actions visant le développement des technologies de l’information pour l’éducation en Afrique se situe au cœur même du mandat de l’UNESCO.

Cette thématique est d’autant plus chère au BREDA que dans plusieurs pays de sa zone de couverture, l’Afrique sub-saharienne, l’utilisation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans l’Education reste encore limitée. Or, elle constitue une des stratégies principales pour accompagner et réaliser les objectifs de l’EPT (Education pour tous).

Le conclave de Dakar permettra donc de réfléchir sur les questions: “Comment les politiques peuvent-ils encourager les enseignants et formateurs à mutualiser leurs compétences pour augmenter le nombre de supports mis à la disposition de tous? Comment produire ces ressources? Comment les classer et permettre leur recensement de manière systématique et homogène? Où trouver des ressources de bonne qualité sur Internet? Comment se les approprier dans un contexte pédagogique? Comment rejoindre et jouer un rôle actif dans la communauté des REL au niveau international? Comment engager les enseignants?“.

Il permettra également aux participants de créer le premier réseau ouest-africain et auront pour tâches de sensibiliser et de former leurs pairs dans leurs pays respectifs.

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Cette année, la quinzaine de la Francophonie, prévue du 4 au 20 mars, se caractérise par une diversité d’activités allant des expositions, conférences, initiation aux technologies de l’information et concerts.

xJoindre l’utile à l’agréable. C’est la tournure que va prendre la quinzaine de la Francophonie qui sera célébrée du 4 au 20 mars prochain. Cette année, le programme est riche d’une quarantaine d’activités qui auront lieu dans différentes régions du pays. Ainsi, les localités comme Dakar, Saint-Louis, Louga et Ziguinchor vont être le théâtre de plusieurs manifestations. La Direction de la Francophonie du ministère de la Culture et les « Amis de la Francophonie » composés des représentations diplomatiques des pays francophones accrédités à Dakar, ont présenté le programme à la presse. Dans la première semaine de la quinzaine, les régions de Dakar et de Ziguinchor abriteront des expositions littéraires, conférence et un colloque à l’Ucad sur le thème : « Patrimoine culturel et politique étrangère : enjeux francophones ». Un salon du livre sera ouvert au profit des écoles, à Sorano, les 18 et 19 mars. Les apprenants auront aussi l’occasion de s’émuler avec des concours d’éloquence et des 10 mots de la Francophonie.

Dans leur volonté de coller à la modernité, les organisateurs ont prévu des journées « Portes ouvertes » sur les technologies de l’information et de la communication, l’initiation à la recherche documentaire et à différents logiciels. Le campus numérique francophone ainsi que le centre d’accès à l’information de Saint Louis vont servir de cadre. A Louga, une veillée culturelle sera organisée dans le but de valoriser le patrimoine culturel de la localité. Des soirées dansantes, spectacles de théâtre humoristique ainsi que des concerts sur le rap poétique auront lieu parallèlement à ces différentes activités. D’ailleurs, le rappeur franco-congolais Passy (Bisso na bisso) animera le 19 au soir, une soirée de gala à Sorano. Le lendemain, ce sera autour de « Fou Malade » des Bat Haillon Blin’D de se produire à l’Institut français de Saint-Louis. Le représentant de l’ambassadeur de France, M. Marsaud, a indiqué que c’est un « programme cohérent et croisé » qui a été concocté à partir des propositions des membres du groupe « Les amis de la Francophonie » et de la direction de la francophonie. Pour Pape Massène Sène, secrétaire général du ministère de la Culture, le programme renferme « un paquet thématique autour de la langue française et de la littérature ». Ce qui lui fait dire qu’avec ces différentes activités, Dakar est au cœur du dispositif décliné par la Francophonie.

L’ambassadeur de Suisse qui assure actuellement le secrétariat permanent des « Amis de la Francophonie » signale que ce sont des activités culturelles et ludiques auxquelles vont assister les sénégalais. Ce qui, selon lui, se décale de l’aspect institutionnel qu’avait cette quinzaine. Cette fête de la Francophonie, rappelle-t-on, est instaurée depuis la convention de Niamey (Niger) de 1970.

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En 2001, un homme a été reconnu coupable d’avoir tué sa femme après avoir intercepté ses courriers électroniques et appris qu’elle avait l’intention de le quitter. Aujourd’hui, des centaines de femmes indiennes dénoncent le harcèlement sexuel qui se passe dans la rue, dans le Blank Noise Project Blogathon. Pendant ce temps, le jeu vidéo populaire Grand Theft Auto encourage ses millions de joueurs à traiter les travailleuses du sexe comme des objets d’agression et de meurtre. Voilà seulement quelques exemples des rapports tendus et ambigus entre la plus grande utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) et la préservation et l’élargissement des droits de la femme, en particulier le droit des femmes et des filles de vivre sans violence.

Pour APC,travaille à l’autonomisation des femmes et des filles par les compétences, la connaissance et la création de communautés.

Ce projet de deux ans et demi qui a commencé en janvier 2009 vise à aider les participantes à négocier le terrain miné des TIC où les libertés vont de concert avec des préoccupations croissantes sur la vie privée et la sécurité. Dans une approche à plusieurs facettes, à l’intersection entre l’utilisation des TIC et la violence faite aux femmes et aux filles, APC:

  • administre de petites subventions pour les projets de TIC pour le développement des femmes
  • apporte la campagne annuelle Réappropries-toi la technologie! dans plus de pays que jamais
  • effectue des recherches et des analyses sur les questions concernant les droits des femmes et les TIC
  • s’efforce de faire participer les femmes aux espaces de politiques de TIC qui ont une incidence sur leurs droits et sur l’égalité de genre.

Finalement, nous voulons contribuer à créer une communauté mondiale de femmes et d’adolescentes qui adoptent les outils de TIC et les utilisent pour changer ce que le Projet du Millénaire a surnommé une épidémie mondiale de violence.

Quels sont les pays en cause?

Le projet sera mené à bien dans au douze pays en développement suivant le montant de financement que nous obtenons. Ces pays seront les suivants:

Afrique: Afrique Du Sud, Ouganda, Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et le Sénégal.

Asie: Pakistan, Bangladesh, Cambodge, Malaisie, Philippines.

Amérique latine: Argentine, Équateur, Colombie, Mexique, Brésil.

Quelles sont les femmes et les jeunes les plus susceptibles d’en profiter?

Les femmes marginalisées: Les survivantes de violences familiales et sexuelles participeront directement aux formations. Les femmes vulnérables, en particulier les femmes pauvres, rurales et migrantes, seront rejointes en partenariat avec les organisations œuvrant pour les droits des femmes et le travail aura pour but de renforcer leur capacité à utiliser la technologie pour se sensibiliser et pour des campagnes éducatives sur les droits.

Les adolescentes: Le projet rejoindra des réseaux d’adolescentes et de filles dans des pays cibles pour qu’elles participent aux formations, aux ateliers d’histoires numériques et à la campagne Réappropries-toi la technologie!

Les femmes dans les conflits armés: Le projet offrira aux femmes et organisations de femmes en situation de conflit une formation sur l’utilisation sécuritaire de l’internet et des télécommunications, en partenariat avec Women’s Initiatives for Gender Justice et Isis International WICCE en Ouganda

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Le concours WAXAL Blogging Africa Awards (Prix WAXAL des Meilleurs Blogs Africains) a été initié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO, www.panos-ao.org) en partenariat avec Highway Africa (www.highwayafrica.com) et Global Voices Online (www.globalvoices.org). WAXAL (prononcez « OUA-HAL ») signifie “parler/parle” en Wolof (langue sénégalaise). Ce mot résume à lui seul l’essence de l’évolution de la toile mondiale en tant que plate-forme d’échanges et d’émergence des voix marginalisées.

Pour cette première édition, les Prix WAXAL cherchent à promouvoir le développement de blogs par les personnes travaillant en tant que journalistes (tout type et format de médias) et par les organisations africaines, afin de soutenir la production d’informations alternatives et l’expression des citoyens. Dans cette optique, trois catégories de Prix ont été instituées :

- 1. Meilleur blog francophone de journaliste

- 2. Meilleur blog anglophone de journaliste

- 3. Meilleur blog de journalisme citoyen produit par une institution/organisation africaine

Et les gagnants sont…

Ils n’ont pas gagné mais ont été félicité…

Ce n’est pas à moi de commenter les décisions de justice du Sénégal, mais enfin, mettre un patron de presse en prison pour 3 ans, comme cela vient de se passer pour El Malick Seck, le directeur de publication du quotidien 24 Heures Chrono, est-ce vraiment la meilleur des solutions ?

Admetons que Mr Seck soit coupable de diffusion de fausses informations. Mais le mettre en prison pour trois ans…

Qui voudra travailler dans les médias dans pays où on risque trois ans de prison quand ont publie une bêtise ?

Qui voudra risquer un procès en ouvrant un forum ou en tenant un blog ? Et si moi aussi un jour je relaye une information fausse, ou si un visiteur laisse un commentaire diffamatoire, je risque aussi 3 ans de prison au Sénégal ?

Mais si tel est le cas, alors je devrais lancer ce message là à mes lecteurs : surtout, chers visiteurs, ne cherchez pas à entrer dans la société de l’information. Ne créez pas de réseaux sociaux, ni de blogs, ni de forums, et ne parlez jamais de politique ou de problèmes de société sur Facebook ou autre. C’est trop, bien trop risqué dans un pays comme le Sénégal. Contentez vous d’être spectateur et de la fermer, c’est le message que la justice vous envoit.

Quand un groupe d’entreprises spécialisé en Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) rencontre une association consumériste, le résultat donne ‘’PASS’TIC’’, entendez par là un outil mis à la disposition de tout consommateur et tout usager actifs ou potentiels, d’un support d’information et d’éducation des consommateurs.

Initié par le Rassemblement des entreprises des TIC (RESTIC) et de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), le guide, fruit d’une rencontre le 18 février dernier entre les délégations du RESTIC conduite par son Secrétaire Général Exécutif M. Moustapha Diakhaté et celle de l’ASCOSEN conduite par son Président national M. Momar NDAO est une première, dans notre pays et dans tout l’espace UEMOA.

Le RESTIC,après avoir dressé la situation en matière de télécommunications qui prévaut dans notre pays, a insisté sur les mutations profondes qui ont marqué, ces dernières années dans notre pays, les communications électroniques avec l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment, un troisième opérateur de téléphonie mobile.

Les professionnels des télécommunications ont rappelé que ces évolutions se caractérisent par un foisonnement des réseaux, des usages et des offres, avec à la clé, une complexité intimidante née de la convergence des services de la téléphonie fixe, mobile et de l’Internet.

Pour le Président d’ASCOSEN, Momar Ndao, « la quantité et la diversité des offres, surtout celles des opérateurs de téléphonie fixe, mobile et Internet ; la technicité croissante des équipements, et l’émergence des réseaux mobiles de troisième génération ; font que le consommateur se doit d’être mieux protéger et informé, pour pouvoir exercer son choix de manière éclairée, réclamer ses droits, respecter ses devoirs et rationaliser ses dépenses.

Et le président de l’association consumériste de clarifier que « tout ceci, devra se faire au regard du respect des droits fondamentaux du consommateur, notamment, le droit à l’information et le droit au choix ».

La Rédaction, l’édition et la publication du guide seront confiées à un comité conjoint composé des professionnels des TIC, de l’association des consommateurs et de personnes ressources dans la conception pédagogique et scientifique.

Les ressources nécessaires à l’édition, à la publication et la distribution du guide seront mobilisées auprès du RESTIC, de l’ASCOSEN et de leurs partenaires, notamment, des ONG et des organismes multinationaux et multilatéraux.
Une projection de tirage de cinq millions d’exemplaires est envisagée. Tout abonné de téléphone mobile, fixe et Internet devra recevoir ce guide.

Marie Lucie BOMBOLONG


http://www.africanglobalnews.com/spip.php?article6768

Manque de formation des enseignants, mais aussi parfois manque de motivation de leur part, intérêt des élèves pour des sites internet qui n’ont rien à voir avec leurs études : l’accès à l’ordinateur dans les écoles en Afrique n’est pas sans poser certains problèmes. Problèmes inattendus pour certains, et pourtant incontournables, selon les membres de l’Atelier des Médias qui participent à cette enquête.
La classe de seconde du lycée provincial de Dori.(Crédit photo : Yoann Roulin pour l'association Biblio'Brousse)

La classe de seconde du lycée provincial de Dori.
(Crédit photo : Yoann Roulin pour l’association Biblio’Brousse)

« La disponibilité du matériel informatique : c’est la première chose » qu’a remarquée Assane en retournant en vacances chez lui, à Dakar, pour « donner une semaine de formation aux formateurs dans son ancien lycée Seydina Limamou-Laye de Guediawaye. » La deuxième, c’est que si « le lycée dispose de plusieurs salles informatiques, l’accès pour les élèves reste toujours difficile ». Un paradoxe dans des pays où le matériel est rare, et pourtant : « on entend seulement parler de dons d’ordinateurs alors que les bénéficiaires ne savent pas l’utiliser » explique Atsu, jeune Togolais vivant au Sénégal. « Ce qui revient en fait à donner un livre à un illettré.» Autrement dit par François, qui coordonne les programmes de l’International Institute for Communication and Development ( la coopération néerlandaise) pour le Mali et le Burkina Faso  « une des pensées erronées de beaucoup de bailleurs est qu’en fournissant des ordinateurs (souvent de seconde main), on arrivera à solutionner le problème de l’enseignement en Afrique.” Virginie Torrens s’occupe des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour l’Education au sein du Bureau de l’Unesco à Dakar. Elle confirme le besoin de formation, dans une perspective de long terme si possible.

Cette nécessité de mettre l’accent sur la formation, personne ne la nie. Au cours de la première Table Ronde ministérielle africaine sur les TIC pour le développement, l’Education et la Formation à Nairobi en 2007, plusieurs ministres de l’Education cités dans le rapport InfoDev de la Banque Mondiale ont d’ailleurs « décidé que des centaines de milliers d’enseignants doivent être qualifiés en TIC ». L’Agence Universitaire de la Francophonie s’y emploie, mais les besoins dépassent de beaucoup l’offre de formation, selon Didier Oillo, en charge de l’innovation par les TIC dans l’enseignement pour l’AUF.

Se former oui, mais avec quelle contrepartie ?

« S’intéresser à la technologie sans s’intéresser aux hommes est un non-sens ». La formule est séduisante mais quand on s’intéresse aux hommes, on rencontre sur le terrain des réticences très « humaines ». Martin est enseignant chercheur à l’université de Kinshasa et nous parle de ces professeurs aux revenus insuffisants qui vendent leur cours sur polycopiés à leurs élèves et ne voient pas du tout l’intérêt d’être formés aux TIC pour les mettre en ligne à la portée de tous.

Une pratique que François, de l’IICD, connaît au Burkina Faso sous un autre aspect. A la question de savoir si les enseignants qu’il côtoie dans le cadre de ses projets sont tous motivés par la formation aux TIC, il demande à son tour : « quelle serait leur motivation pour s’investir davantage, alors qu’ils sont déjà sous-payés et qu’ils reçoivent de leur point de vue si peu de soutien de l’Etat pour avancer ? Ils préfèrent alors se faire un peu de pain en donnant des cours particuliers après l’école. » Le manque d’incitation financière pour des enseignants souvent mal considérés n’est d’ailleurs pas le seul obstacle à la sensibilisation des enseigants aux TIC en Afrique. Selon Canon qui nous écrit de Madagascar, « les observations de terrain montrent que mêmes des profs formés “ne s’y mettent pas” car il leur faut être à l’aise ; plus à l’aise que les jeunes qu’ils ont en face d’eux. Les ordinateurs sont sous clef comme jadis les livres étaient derrière les vitres des bibliothèques, car tout contenu autre que son cours apparait à un enseignant comme une menace, un risque de délégitimation de son savoir et de son pouvoir. » Or sur ce point, ici peut-être davantage que dans les pays riches, la fracture générationnelle est palpable.

(Crédit photo : Sylvestre Ouedraogo/ yam-pukri.org)

(Crédit photo : Sylvestre Ouedraogo/ yam-pukri.org)

Mais quand les professeurs « se mettent au courant de ce que sont les pratiques de leurs élèves », ils n’en sont parfois que plus décidés à fermer les salles informatiques à clef…

Les sites de stars plutôt que les sites d’enseignement

Plus à l’aise que leurs aînés avec l’outil informatique, les jeunes d’Afrique francophone en profitent-ils pour enrichir leurs connaissance ? Oui, mais selon Maiga, sur dix élèves qui viennent au télé centre « trois viennent pour des recherches, pour des exposés ou d’autres choses, sinon les sept autres viennent uniquement pour des recherches soit sur un rappeur ou sur un acteur des feuilletons qui passent en ce moment à la télé malienne. ». Et cet attrait pour la musique et les célébrités est la même au Togo puisque selon Ajavon « la majorité (des jeunes) s’intéresse à la musique, aux célébrités du show business (stars de musique, de sport, de cinéma…). Une fine minorité s’intéresse à la recherche estudiantine, scientifique pour combler leurs travaux de recherches scolaires. » Quand il ne s’agit pas de surfer sur des « sites x et d’autres de déviance » contre lesquels Ndoumbé suggère la mise en place « d’un système de protection » au Cameroun où il habite. Car au final, les parents des élèves eux aussi estiment que « l’informatique est source de dérive. Ils pensent que c’est uniquement un outil d’amusement. Ils auraient aussi raison en partie. »

Ordinateur : objet de pouvoir réel, ou supposé

Connexion aux sites de rencontres, chat, échange de courriels : « la demande des élèves est énorme en matière de création de liens interpersonnels » selon Amandine, la responsable de l’association Biblio’ Brousse qui sillonne le Burkina Faso pour former élèves et enseignants aux TIC. Or ce sont ces pratiques qui conduisent « les responsables à restreindre l’accès à internet. Il faut changer la mentalité des élèves » plaide Assane. Mais qui peut le faire ? « Ces vieux moribonds du paléolithique qui s’en tiennent à leurs vieilleries » ainsi qu’Ajavon décrit les enseignants dans son message ? Et d’ailleurs, les enseignants âgés sont-ils effectivement les plus réfractaires à l’innovation par les TICE ? « Très loin de là » lui répond Amandine car, dit-elle, les « vieux professeurs ont l’amour de leur métier (ce pourquoi ils sont toujours là) qui les pousse à toujours aller vers plus de connaissances pour améliorer leurs cours, tandis que beaucoup de jeunes professeurs enseignent par dépit et ont une certaine aigreur par rapport à leur situation qui les pousse à s’opposer à toute forme de progression collective. Ce type de professeurs met beaucoup d’énergie pour que les élèves ne puissent pas accéder aux ordinateurs au sein des lycées. » Et de préciser que la seule condition à l’ouverture d’une salle informatique, une fois tout le monde formé par son association, c’est que les élèves puissent y accéder. « Dans certains lycées, les professeurs ont refusé. La salle n’a pas été installée. » Car, poursuit Amandine, « l’ordinateur dans le lycée au Burkina (mais je suppose dans d’autres endroits également) est devenu, par sa rareté et l’intérêt qu’il suscite, un fort outil de pouvoir, à un niveau que l’on a du mal à imaginer, notamment dans les relations entre professeurs et élèves, membres de l’administration et professeurs.» « Raison de plus pour inscrire la machine au cœur de projets pédagogiques », conclut-elle.

Avec des contenus adaptés au public de chaque pays. Lesquels ? Le tableau blanc interactif (TBI) avec une réserve de contenus accessibles sans l’internet est-il une voie intéressante ? Ce sera le prochain article issu de la discussion en cours sur le site de l’Atelier des Médias : Afrique : y-a-t-il un ordinateur dans la classe ?

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La société sénégalaise de l’information (SSI) est caractérisée par l’existence d’un réseau de télécommunications très performant et par l’utilisation croissante des nouvelles technologies (informatique, Internet, la téléphonie mobile, etc.) dans l’administration, chez les particuliers et au sein des entreprises. Cette forte pénétration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la société sénégalaise a renforcé, sans nul doute, la place de leadership de notre pays en Afrique de l’Ouest. Face à la vitesse des bouleversements technologiques aussi essentiels le Sénégal a l’obligation de conforter cette position.

C’est dans cette perspective qu’il convient d’inscrire la décision des autorités de mener une réflexion sur un cadre juridique et institutionnel à la mesure des enjeux sociaux, industriels et économiques. En effet, après le renforcement des infrastructures, il apparait évident d’entamer le volet législatif et règlementaire du domaine des nouvelles technologies en vue de créer un environnement juridique propice à leur développement.

La première étape a été la mise en place par la loi n° 2001-15 du 27 décembre 2001, modifiée, portant code des télécommunications, de l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) chargée de doter le secteur des télécommunications d’un cadre règlementaire efficace et transparent, favorisant une concurrence loyale au bénéfice des utilisateurs des réseaux et services des télécommunications.

L’autre étape fondamentale dans ce processus d’encadrement du développement des TIC au Sénégal a été la création de l’Agence Informatique de l’Etat (ADIE). Le décret n° 2004-1038 du 23 juillet 2004 lui donne compétence d’impulser l’action publique en matière de traitement et de diffusion de l’information en conformité avec les normes juridiques et techniques internationales en matière de qualité, de disponibilité, de sécurité et de performance. A cet effet, l’ADIE a lancé, en 2005, un processus qui a abouti à l’adoption de textes législatifs et règlementaires appropriés. Les contenus des différents textes de lois (1) peuvent être résumés ainsi qu’il suit :

1er texte : loi n° 2008-10 du 25 janvier 2008 portant loi d’orientation sur la société de l’information

C’est le texte de référence qui pose le droit commun de la société sénégalaise de l’information (SSI) en :

-  déterminant les bases juridiques et institutionnelles de ladite société ;
-  fixant le cadre de mise en cohérence de l’ensemble du dispositif juridique sénégalais (national, régional, international) ;
-  identifiant les droits et responsabilités des divers acteurs ;
-  définissant les principes de financement de la société sénégalaise de l’information ;
-  consacrant les principes fondamentaux qui constituent les bases éthiques sur lesquelles repose la société sénégalaise de l’information.

Cette loi d’orientation, comme son nom l’indique, assure une certaine harmonisation entre la politique gouvernementale en matière des TIC et le cadre légal et règlementaire préexistant. En effet, la consécration d’une société sénégalaise de l’information s’appuie inévitablement sur des principes juridiques clairement réaffirmés. Enfin, ce texte contribue à clarifier le débat relatif au service universel en général, à l’accès universel aux TIC en particulier, gage d’une lutte efficace contre la fracture numérique.

2ème texte : loi n° 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques

Avec le développement des réseaux informatiques, le nombre de transactions électroniques est en constante augmentation. Or, les technologies de sécurisation visant notamment à prévenir, détecter et limiter les attaques malveillantes à l’encontre des systèmes, des contenus, des services et des personnes n’ont pas été précisées par le législateur. Il en est de même des conditions pour procéder à des activités de commerce sur Internet, d’échanger des courriels ou des documents entre l’administration et les usagers.

La réponse à de telles préoccupations est précisée par la loi n° 2008-08 du 25 janvier 2008 qui vise à assurer la sécurité des transactions électroniques au Sénégal, notamment les opérations liées au commerce électronique, à la conclusion d’un contrat électronique, à l’acceptation de la signature et la preuve électroniques et, enfin, aux possibilités de transmission par voie électronique des documents ou actes administratifs.

L’entrée en vigueur de ce texte ouvre des perspectives non négligeables pour les sénégalais qui peuvent naviguer, jouer, communiquer et, surtout, acheter sur Internet en sécurité.

3ème texte : loi n° 2008-11 du 25 janvier 2008 sur la cybercriminalité

La notion de cybercriminalité renvoie à l’ensemble des délits et infractions susceptibles d’être réalisés ou favorisés par l’usage des nouvelles technologies, notamment Internet. Elle constitue un prolongement naturel de la criminalité traditionnelle.

La loi sénégalaise met l’accent sur les réformes suivantes en matière de lutte contre la cybercriminalité au Sénégal :

-  l’adoption d’incriminations nouvelles spécifiques aux TIC (la protection pénale des systèmes, des données et des infractions informatiques ;
-  la protection contre la pornographie infantile ou des contenus de nature raciste et xénophobe, les infractions liées aux activités des prestataires techniques ;
-  les infractions liées au commerce électronique) ;
-  l’adaptation des incriminations traditionnelles à l’utilisation des TIC (la consécration de la théorie du vol de l’information, de l’admission de l’escroquerie en ligne et du recel d’information, la reconnaissance des infractions de presse sur les TIC) ;
-  la création de nouvelles sanctions pénales adaptées à la cybercriminalité (l’érection de l’utilisation d’un système informatique en circonstance aggravante d’infractions contre les biens ;
-  l’obligation de retirer des propos illicites d’un site incriminé ; le droit de réponse en ligne ;
-  la responsabilité pénale des acteurs) ;
-  l’aménagement de la procédure pénale actuelle (la consécration de la perquisition informatique ;
-  l’admission de la saisie informatique et de la preuve électronique ;
-  la conservation rapide des données archivées ; l’interception de données informatisées, etc.).

Il est entendu qu’avec ce dispositif, les autorités judiciaires et policières sont en mesure de lutter efficacement, par exemple, contre les cybercriminels qui squattent les cybercafés dans nos villes.

4ème texte : loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 sur la protection des données à caractère personnel

L’utilisation des nouvelles technologies présente des dangers pour la vie privée et les libertés de chacun. L’information qui y circule se rapporte le plus souvent à des personnes physiques. Elle est liée à des actions de la vie courante (surfer sur Internet) ou à l’utilisation des bases de données professionnelles. Ces informations personnelles peuvent être constituées, utilisées, communiquées ou vendues, parfois à votre insu. De ce fait, les risques d’abus ne cessent de grandir.

Les objectifs de la présente règlementation visent à lutter contre les atteintes à la vie privée susceptibles d’être engendrées par tout traitement des données à caractère personnel permettant d’identifier directement ou indirectement une personne.

Les piliers de la règlementation mise en place tournent autour de la :

-  définition des principes fondamentaux de nature à prévenir les abus en matière de collecte et de traitement des données à caractère personnel ;
-  fixation des droits reconnus aux personnes fichées et des obligations du responsable du traitement ;
-  mise en place d’une autorité de protection dénommée Commission Des données Personnelles (CDP).

5ème texte : loi n° 2008-41 du 20 août 2008 sur la cryptologie au Sénégal.

La cryptologie est une discipline très ancienne mais qui connaît un nouvel essor grâce à Internet. Elle est actuellement le moyen incontournable pour assurer la sécurité des systèmes de communication électronique et l’intégrité des données échangées. La loi n° 2008-41 vise donc à :

-  sécuriser l’accès aux sites confidentiels ;
-  sécuriser le transfert des documents confidentiels ;
-  sécuriser le travail à distance ;
-  crypter les fichiers sur les disques durs ;
-  signer les formulaires ;
-  instituer une Commission nationale de cryptologie.

Ce texte, dont le décret d’application est en cours d’adoption, assure donc la sécurité publique et renforce les moyens de lutte contre la cybercriminalité.

A l’évidence, la règlementation adoptée jusqu’à présent a permis la libéralisation du secteur sénégalais des télécommunications, générant ainsi de la croissance, tirant les prix vers le bas et augmentant le nombre d’opérateurs à trois. Sur le plan des TIC, les lois récemment votées contribueront à faciliter l’appropriation des nouvelles technologies par les internautes sénégalais dans un environnement juridique plus propice.

Dans le monde connecté dans lequel nous vivons aujourd’hui, la mise en place d’un cadre juridique des TIC requiert une coopération au niveau régional voire international. En effet, « les technologies évoluent trop rapidement, la circulation des données est mondiale et les défis juridictionnels sont déroutants ». Sur le plan de la coopération régional, le travail a commencé récemment à l’occasion de la septième réunion des Ministres de la CEDEAO chargés des télécommunications et des TIC, organisée à Praia (Cap Vert) en 2008.

Lors de cette rencontre, il a été examiné et adopté un projet de Directive sur la protection des données à caractère personnel et un projet d’Acte Additionnel relatif à la cybercriminalité dans l’espace CEDEAO. Ces deux projets devront être soumis au Conseil des Ministres de la CEDEAO et à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement. Une fois en vigueur, ces textes permettront aux autorités policières et judiciaires de disposer d’autres moyens de coopération pour faire face notamment à la cybercriminalité venue d’ailleurs.

Dr. Mouhamadou Lo, Juriste du droit des TIC
mouhamadou@adie.sn

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J’aime bien la presse du Sénégal : elle est vivante, diversifiée et souvent critique. Mais…
Et oui, comme je suis un garçon jamais content, il faut toujours des “mais”.
Je trouve que les sites web d’information sénégalais manquent d’interactivité et de web 2.0. Oui je sais, je suis tatillon, mais enfin, beaucoup de ces sites font un peu dans le style de ce qui se faisait en 1998. Je conseillerais aux webmasters concernés de laisser tomber SPIP et de se mettre à Drupal ou Joomla (si vous ne comprenez rien à ce qui est dit c’est pas grave, juste conseil de wemaster à webmaster).
Je regrette que ça manque d’interactivité. Sur aucun site de presse il n’y a de Forum, et à par un ou deux, il n’est pas possible de laisser de commentaires. Alors je sais bien, dans un pays où on peut se faire condamner à la prison pour des écrits, c’est pas si facile à imposer, les forums et les commentaires, mais bon, même sans aller jusqu’au site 100% participatif et non modéré, ça serait bien d’oser, non ?
Une autre chose qui m’ennuie sur les sites de presse, c’est que souvent on ne sait pas de quoi il s’agit quand on parle par exemple d’organismes ou d’une entreprise. Il faut alors aller faire un copié coller et chercher sur Google, pour avoir des informations. Ca serait plus simple de mettre des liens, non ? C’est aussi ça internet. Les liens, des encarts avec plus d’infos, des notes en bas de page, etc.
Et puis autre chose : ça manque de multimédia. Une petite video ici ou là, une petite galerie photo, c’est quand même pas sorcier. Même les sites de radio ou de télé ne mettent pas leur flux en ligne. Quel gachi.

Pour accroître leurs revenus, les SSII africaines ont investi des activités connexes moins rentables et à plus faible valeur ajoutée, comme la distribution de matériel informatique, l’installation et la maintenance de réseaux, l’intégration de progiciels (paie, par exemple), la fourniture d’accès à Internet et de téléphonie sur Internet (VoIP). « Dans la plupart de ces domaines, les SSII doivent faire face à la concurrence du secteur informel », explique Aissata Sow Thiam, manager associée chez Performances Management Consulting, cabinet de conseil en management en Afrique de l’Ouest. La formation figure également dans la palette des offres que proposent la quasi-totalité des SSII africaines. À tel point que la concurrence est vive et les marges réduites. « Il y a eu une véritable prolifération des SSII africaines ces dernières années, sans une réelle spécialisation et de façon anarchique, commente un professionnel basé à Paris. Le secteur aurait besoin d’une consolidation pour se stabiliser. »

Le développement des SSII au Maroc et en Tunisie avait connu les mêmes travers il y a une dizaine d’années. Progressivement, la profession s’est organisée. Sous l’impulsion de leurs groupements professionnels, les SSII ont élaboré de véritables stratégies nationales pour se positionner sur la scène locale et mettre en valeur les avantages comparatifs de leur pays pour l’implantation des entreprises étrangères exerçant dans le domaine des TIC, leur proposant d’abord d’être leurs sous-traitants. « Ensuite, elles ont capitalisé sur le développement des infrastructures des télécommunications et celui des compétences locales, notamment grâce à la mise en place de filières appropriées de formation, pour s’orienter progressivement vers l’offshoring », constate Aissata Sow Thiam.

Insuffisamment positionnées sur l’offshore

Sur le modèle de l’Apebi marocaine (Association des professionnels des technologies de l’information) et d’Infotica en Tunisie, des groupements professionnels voient le jour en Afrique francophone, à l’instar de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), au Sénégal, ou encore le Groupement interprofessionnel des métiers de l’informatique (Gimi), en Côte d’Ivoire. Leur dénominateur commun est d’assurer la promotion des entreprises de logiciels et services et la défense des intérêts collectifs des professionnels. Mais les missions varient fortement d’un pays à l’autre. Bien qu’ils servent d’observateur et d’analyste privilégié du secteur des logiciels et services dans leur pays, les rôles du Gimi ivoirien et l’Optic sénégalaise n’ont pas encore les mêmes orientations stratégiques que celles de l’Apebi marocaine ou de l’Infotica tunisien. Quand les organisations professionnelles maghrébines s’orientent vers l’offshoring, leurs consœurs africaines peaufinent encore leur stratégie pour asseoir leur légitimité.

Se concerter avec les clubs d’utilisateurs

Parmi les solutions qui permettront d’y parvenir, figure la mise en place d’un cadre de concertation avec d’autres représentants de la profession, notamment les donneurs d’ordre ou les prescripteurs. Au Maroc, l’Association des utilisateurs des systèmes d’information du Maroc (Ausim) regroupe les Directeurs des systèmes d’information des grandes entreprises marocaines. L’association existe depuis une quinzaine d’années et fait figure de précurseurs même si ses ambitions sont en deçà des enjeux. Par contre, il n’existe pas encore de structure similaire en Tunisie, ni au Sénégal. En Côte d’Ivoire, le Club des DSI récemment formé n’a pas encore le recul nécessaire pour amorcer l’échange avec le Gimi. Dans les pays industrialisés, les professionnels de l’informatique, fournisseurs et clients, se sont structurés au fil du temps, ce qui a permis de mettre en place des mesures communes permettant, par exemple, de labéliser les prestations et de définir des référentiels d’expertise et de bonnes pratiques. Des actions pour le moment disparates se mettent en place au sud du Sahara. De leur succès dépendra la survie des SSII africaines et leur légitimité aux yeux des donneurs d’ordre.

Source : Mag-IT

Les TIC au Sénégal

Ce blog est un outil de veille technologique, économique et institutionnel sur les Technologies de l' Information (TIC) au Sénégal.

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